Droit des robots à Porto

Droit des robots à Porto

Jérôme CAYOL, en sa qualité de Président de la Commission de droit des robots, a présidé une session sur les véhicules autonomes lors du Congrès de l’UIA à PORTO (Portugal) le 1er novembre dernier.

La voiture autonome est le principal robot « grand public » auquel nous allons tous être confrontés. Les véhicules autonomes circulent déjà sur nos routes.

Les véhicules autonomes ont nécessairement à faire des choix éthiques.

Aujourd’hui, dans une voiture non connectée, les choix sont faits par le conducteur, dans l’urgence et de manière implicite.

Avec des machines intelligentes, ces choix devront être explicités. Prenons un cas simple de freins qui lâchent, avec deux solutions possibles :

  • La première étant d’entrer dans un mur et de provoquer la mort des trois passagers
  • La seconde, d’écraser un enfant qui traverse la route alors que le feu est rouge.

Aujourd’hui, il va falloir décider de programmer les machines pour effectuer ce choix.

Pour répondre à cette question, un site internet intitulé MORAL MACHINE a été créé en collaboration avec le Centre National de la Recherche Scientifique Français et le MIT, sur lequel 1,3 millions de personnes ont été interrogées pour déterminer le choix que ferait le plus grand nombre. C’est ce choix qui sera qualifié d’éthique. Il s’agit d’une conception purement utilitariste de la morale.

De l’autre côté, les géants du web (GAFIM : GOOGLE, AMAZON, FACEBOOK, IBM, MICROSOFT) ont créé une association pour l’intelligence artificielle pour définir des bonnes pratiques dans le domaine de l’éthique.

La question qui se pose est de savoir si nous allons laisser à la majorité ou aux géants du net les choix éthiques qui vont s’imposer, non seulement sur la route, mais également dans le monde de demain.